Extraits de Divins Appels, de Marie Sevray – 68 : La Joie Sainte

Extraits de « DIVINS APPELS »

Travail intérieur de Dieu dans l’âme

 

 

La Joie Sainte

 

Je veux des âmes de Joie !

 

Je me sers de leur joie comme le graveur se sert de la pierre ou du métal, comme le travailleur des champs se sert d’un sol approprié à la récolte qu’il veut faire.

 

La Joie est une chose sainte.

Pourquoi donc, dans l’habituel programme de vie chrétienne, n’en fait-on pas grand cas ? Toujours on place la souffrance avant la joie ; on la considère comme plus haute et d’un bien plus grand prix. Pourquoi ? C’est que, pour vivre avec le Christ, il faut mourir avec Lui…

 

C’est pourquoi l’idée de réparation qui domine en tout (et la réparation, certes, est utile, nécessaire même), mais Je demande aussi à ma créature de Me rendre hommage par la Joie.

 

Sans le péché, on n’eût pas connu la souffrance. Le péché est venu, et la souffrance, au travers des souffrances du Rédempteur, a été appréciée, recherchée des plus saints.

 

Cependant, la Joie est une chose sainte : elle est l’une des caractéristiques de l’Essence divine. La souffrance n’existe pas au sein de la Trinité sainte.

 

J’avais dit : « Faisons l’homme à notre Image et à notre Ressemblance », donc dans la Joie. La souffrance était inexistante. Qui donc l’a fait venir. Le péché !

 

Alors, tout le merveilleux Drame de la Rédemption se déroule dans la souffrance.

 

La souffrance… Le Fils de Dieu s’en est emparé et abreuvé pour le salut du monde. Et, à sa suite, les Saints l’ont prise, les âmes qui cherchent à devenir des Saints la tiennent en grande révérence, comme ce qu’il y a de meilleur. On ne connaît pas la valeur de la Joie.

 

La Joie, Je la veux cependant dans les âmes, dans certaines surtout que Je veux faire apôtres de la Joie. A celles-là (à toutes, mais à celles-là surtout), Je dirai : évitez le plus petit péché volontaire, maintenez-vous avec grand soin dans l’innocence la plus intacte qui puisse être. Et en vous, Je répandrai ma Joie jusqu’à la surabondance, et vous dirai : allez ! répandez-vous sur le Monde, et par-là, que Je sois glorifié !

 

Approche-toi, ô âme, de ma Trinité adorable, et tu La connaîtras mieux, et, la Joie en sa plénitude ! Qui dira les ardeurs qui poussent les deux premières Personnes divines l’une vers l’autre… qui Me poussent, Moi, le Père, vers le Fils, et qui Le poussent, Lui, le Fils, vers Moi, le Père !

 

Et quel abîme que ces effusions sublimes qui se passent sans trêve depuis le Commencement jusqu’aux siècles sans fin !

 

Les deux premières Personnes de la Sainte Trinité s’aiment sans trêve, sans fin, sans bornes, sans limites, et cet Amour est le Saint-Esprit.

 

Je voudrais trouver des âmes toutes livrées à mon Action, que Je puisse m’emporter à ma guise dans les Secrets de mon Amour, les introduire ravies, au Centre de cette Trinité où est l’Amour.

 

L’œil de l’homme est borné, mais il est des âmes qui ont besoin de voir, de goûter, de savourer de célestes délices. Ce sont ces âmes-là que Je veux entraîner au Centre de Trinité Sainte, leur disant à chacune : regarde… l’Amour ininterrompu, l’Amour ardent, brûlant, la première Personne attirée vers la Deuxième, la Deuxième vers la Première, et ainsi toujours, comme si chaque élan était le premier ; et cet Amour étant la troisième Personne : le Saint-Esprit.

 

Intensité sans mesure, profondeur infinie, durée sans commencement et sans fin… être, état, et non durée, puisque, pour cet Amour divin, le temps n’est pas…

 

Splendeur, Richesse, Beauté, Immuabilité, Plénitude… Tout est là

 

C’est l’Absolu

C’est Dieu !

 

Extrait de « Divins Appels » aux éditions du Parvis

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