Jésus et Marie. – Marie, mère de tous les hommes et porte du ciel – Marie Lataste L3-Chap13

Dieu, la Sainte Trinité

Par Sœur Marie Lataste, mystique catholique

LIVRE 3

La Sainte Vierge Marie,

mère de Notre-Seigneur Jésus-Christ

 

Chap. 13, Marie, mère de tous les hommes et porte du Ciel

 

Un autre jour du mois de mai, Marie me dit :

— Ma fille, je suis la mère de tous les hommes et la porte du ciel.

« Je suis la mère de tous les hommes. La première femme qui sortit des mains de Dieu a été appelée la mère de tous les hommes ; mais elle a été leur mère en les engendrant dans la mort. La première femme de la seconde création a produit un effet tout contraire : cette femme, c’est moi. J’engendre tous les hommes à la vie ; ceux qui sont venus avant moi comme ceux qui sont venus après. Ma force génératrice a une étendue telle, que je puis dire en vérité que pas un n’a eu de vie qu’il ne l’ait reçue de moi. Si la première femme a recouvré la vie, après l’avoir perdue, c’est à moi qu’elle l’a due. Ainsi, j’ai été la mère de la première femme elle-même. Je puis jeter les yeux sur toutes les générations passées, présentes et à venir, et dire à toutes : je vous ai donné la vie. Je ne parle pas seulement de la vie spirituelle, de la vie de l’âme, mais encore de la vie du corps. Vous allez me comprendre. Mais reconnaissez-vous la qualité de mère ?

 

Je répondis :

— Oui, Marie.

— De qui suis-je la mère ?

— De Jésus-Christ.

— Qu’est-ce que Jésus-Christ ?

— Le Fils de Dieu.

— Suis-je la mère du Fils de Dieu ?

— Oui Marie.

— Qu’est-ce que le Fils de Dieu ?

— L’origine et la cause de toutes choses.

— A-t-il créé les hommes ?

— Oui, Marie.

— Suis-je la mère du Fils de Dieu, Créateur des hommes ?

— Oui, Marie.

— Ne suis-je donc pas la mère des hommes, puisque je suis la mère de Celui qui les a créés ?

— Oui, Marie.

— Vous comprenez donc, ma fille, comment je puis dire avec vérité que je suis la mère de tous les hommes.

 

« C’est moi qui ai engendré, qui ai produit le Sauveur Jésus, source, origine, et principe de la génération du monde. Je suis donc moi-même la source, l’origine, le principe de cette seconde naissance du monde. Je suis après Dieu, sous Dieu et avec Dieu, la cause efficiente de cette régénération, puisque j’ai produit le régénérateur. Je suis mère de Jésus, et Jésus, Fils de Dieu le Père, qui le produit de toute éternité dans son sein, est aussi mon Fils, car je l’ai produit dans le temps en mon sein. C’est le même Jésus, qui est Fils de Dieu et mon Fils et qui, en qualité de Fils de Dieu et de mon Fils, a régénéré le monde. Ce n’est pas seulement en tant que Fils de Dieu qu’il a régénéré, mais aussi en tant que mon Fils. Comme Fils de Dieu, il ne pouvait produire la régénération par la souffrance ; mais je lui ai donné un corps, qui, uni à la divinité, a eu la puissance régénératrice qu’il a exercée sur les hommes. Or, vous le savez, ma fille, les hommes régénérés sont les fils de Dieu le Père, parce qu’ils sont frères de Jésus, et que Jésus est son Fils. Ne suis-je donc pas aussi la mère des frères de Jésus, puisque Jésus me reconnaît pour sa mère ?

« Oui, je suis mère de tous les hommes ; j’ai donné à tous la vie, en leur donnant l’auteur de la vie qui les a retirés de la mort. Toutes les nations me proclameront bienheureuse, parce que j’ai été mère de Jésus. Moi, je me reconnais bienheureuse aussi, parce que j’ai été mère de tous les hommes. Je suis leur mère, et tous doivent me ressembler, et je leur ai donné l’exemple pour qu’ils m’imitent dans leurs pensées, dans leurs paroles, dans leurs actions ; dans leurs pensées, afin que, redonnées à Dieu par la régénération, ils ne pensent plus qu’à lui et ne se reposent qu’en lui ; dans leurs paroles, afin que leurs paroles ne soient que des hommages à Dieu ; dans leurs actions, afin que leurs actions ne soient que l’expression de leur soumission à la volonté de Dieu.

 

« Je suis la mère de tous les hommes. Je leur donne à tous dans la régénération ressemblance avec moi, et je reconnaîtrai pour mes enfants ceux qui conserveront cette ressemblance ; tous les autres, mon Fils les repoussera au loin, et ils ne verront jamais la figure de leur mère.

« Ma fille, je suis la porte du ciel. Ce titre ne peut et ne doit pas être séparé de celui de mère de tous les hommes.

 

« Quel est le but d’une porte dans une cité ou dans une habitation ? N’est-ce pas d’y laisser introduire, ou d’en laisser sortir ce qui peut tourner à l’avantage de cette habitation ou de cette cité ?

 

« S’il en est ainsi, je suis en vérité la porte du ciel ; car toutes les grâces qui sont descendues du ciel sur la terre sont passées par moi, et pas une n’a été donnée sans qu’elle soit venue de moi.

 

« Je suis la porte du ciel, car tous ceux qui sont entrés au ciel n’ont pu y entrer que par moi.

 

« Je suis la porte du ciel, car j’en ferme l’entrée à tout ce qui est impur et souillé.

 

« Je suis la porte du ciel, c’est par moi que la sagesse incréée en est sortie revêtue d’une chair que je lui ai donnée pour apparaître dans le monde.

 

« Je suis la porte du ciel ; c’est par moi que cette même sagesse, conservant la chair qu’elle avait prise en moi, est rentrée dans le ciel.

 

« Ma fille, c’est par moi que vous recevez toutes ces grâces que mon Fils Jésus vous accorde. Demeurez toujours unie à moi, et par moi, vous viendrez au ciel remercier Jésus des grâces qu’il vous aura accordées sur la terre. »

 

 

 

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