Sainte Thérèse de l’E.J. et le livre de l’abbé Arminjon –

FIN DU MONDE PRÉSENT
ET
MYSTÈRE DE LA VIE FUTURE

On ne peut pas dire que la bibliothèque de Thérèse fut abondamment fournie. Il n’en demeure pas moins qu’elle avait quelques livres et l’un de ceux auquel elle tenait, d’une manière relative bien entendu, était l’ouvrage de l’abbé Arminjon. Ce livre était l’un de ses livres de chevet, qu’elle a lu en y revenant chaque fois qu’elle le trouvait nécessaire. Dans le contexte des évènements actuels, il me semble d’actualité de vous faire découvrir ce livre.  Tout ce qui vous est proposé à lire au fil des parutions de ce site, pour ce qui touche au religieux (ou spirituel) est destiné à ouvrir vos âmes à Dieu et à tout ce qui touche à notre vie intérieure, pour que votre amour pour notre Dieu grandisse au fil du temps, s’affermisse et qu’en même temps l’amour pour le prochain suive le même rythme de progression. Et tout cela pour la plus grande gloire de Dieu ! Cet ouvrage, bien qu’il date, est de nature à vous aider à mieux comprendre le monde qui nous entoure et la destinée de l’humanité.

Je laisse le soin à Sainte Thérèse de vous présenter en quelques mots ces écrits. Elle le fera avec plus de conviction que moi-même.

CD

Ce livre a fait l’objet de parutions dans la revue papier à partir du n° 31

Présentation par Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

« A quatorze ans, avec mon désir de science, le bon Dieu trouva nécessaire de joindre à « la plus pure farine, du miel et de l’huile en abondance ». Ce miel et cette huile, il me les fit goûter dans les conférences de M. l’Abbé Arminjon sur La fin du monde présent et les mystères de la vie future. La lecture de cet ouvrage plongea mon âme dans un bonheur qui n’est pas de la terre ; je pressentais déjà ce que Dieu réserve à ceux qui l’aiment ; et voyant ces récompenses éternelles si disproportionnées avec les légers sacrifices de cette vie, je voulais aimer, aimer Jésus avec passion, lui donner mine marques de tendresse pendant que je le pouvais encore[2] »

 Voici l’un de ces passages copiés par Thérèse. Extrait de la cinquième conférence « Du Purgatoire », il se présente comme une citation de saint Jean Chrysostome, sans référence précise. Thérèse l’avait gardé dans le Manuel du Chrétien dont elle se servait au Carmel. Il s’y trouve encore. « L’homme qui est embrasé de la flamme du divin amour est aussi indifférent à la gloire et à l’ignominie que s’il était seul et sans témoin sur la terre. Il méprise les tentations. Il n’a pas plus souci des souffrances que si elles étaient endurées dans une chair autre que la sienne. Ce qui est plein de suavité pour le monde n’a pour lui aucun attrait. Il n’est pas plus susceptible d’être épris d’aucun attachement à la créature que l’or sept fois éprouvé n’est susceptible de la rouille. Tels sont, même sur cette terre, les effets de l’amour divin, quand il s’empare vivement d’une âme. »

30 mai 1887 [3]

[1] Elle a lu ce livre à 14 ans. Le long passage qu’elle consacre   huit ans plus tard !   à ces souvenirs se trouve aux feuillets 46 et 47 du manuscrit de l’Histoire d’une âme.
[2] Manuscrit autobiographique, f. 47.
[3] Documentation du Carmel de Lisieux. C’est Thérèse elle-même qui a daté sa copie.

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