Ce 9 novembre a été fêtée sainte Elisabeth de la Trinité

Carmélite 1880-1906

Élisabeth de la Trinité, dans le siècle Élisabeth Catez, naît le 18 juillet 1880 au camp d’Avor, près de Bourges en France ; elle fut baptisée quatre jours après. En 1887, quelques années après le déménagement de la famille à Dijon, le père mourut. Le 19 avril 1891, elle fit sa Première communion : en ce jour, elle commença une rude lutte pour “se vaincre par amour”, apprenant à dominer son tempérament volontaire, ardent  et impétueux.

Emission La Foi prise au Mot du 16/10/2016.
Cette semaine, La Foi prise au Mot se met au rythme des canonisations, puisque nous allons parler d´Élisabeth de la Trinité, que le Pape canonise en ce dimanche 16 octobre. Qui fut cette Elisabeth Catez, carmélite, morte en pleine jeunesse à 26 ans, qui ne passa que 5 ans dans le Carmel de Dijon ? Est-ce un double de Thérèse de l´Enfant-Jésus, à qui on la compare souvent ? A-t-elle sa petite voix à elle, et quelle est-t-elle ? Comment peut-on être sainte alors qu´on a si peu vécu ? Pour en parler, Didier-Marie Golay, carme, membre de la Province de paris des Carmes Déchaux, auteur d´« Élisabeth de la Trinité, rayonner Dieu » (Cerf), et Patrick-Marie Févotte, prêtre de la fraternité de Sitio près de Dijon qui a sorti en avril 2016 « Élisabeth de la Trinité, une clarté de cristal » (Salvator).

Toujours plus intimement attirée par le Christ, en 1894, elle émit de façon privée le vœu de virginité. Se sentant appelée à la vie religieuse, elle demanda à sa mère la permission d’entrer au Carmel de Dijon ; obéissante à celle-ci qui s’y opposait en lui interdisant de fréquenter le monastère, elle put le faire seulement le 2 août 1901.

Pianiste douée et primée, joyeuse et active dans la vie paroissiale et sociale de sa ville, elle vécut le temps qui la séparait de son entrée au Carmel en apprenant à trouver le Christ aimé en chaque chose, lui donnant, et seulement à Lui, son cœur, même en étant engagée dans différentes activités, participant à des fêtes dansantes, étant impliquée dans des amitiés.

Au monastère, où le 8 décembre 1901 elle revêtit l’habit en prenant le nom d’Élisabeth de la Trinité, son union avec la Sainte Trinité grandit dans les profondeurs de son âme. Regardant Marie, elle apprit à garder toujours plus la présence du Dieu vivant et à faire chaque jour avec générosité la volonté du Seigneur, contemplant le “trop grand amour” manifesté en Jésus Crucifié.

Peu de mois après sa profession religieuse, célébrée le 11 janvier 1903, se manifestèrent les premiers symptômes de la maladie d’Addison, qui la conduisit à la mort dans d’atroces souffrances. Elle accepta tout avec des sentiments de paix et d’abandon confiant à la miséricorde de Dieu, comme une occasion propice de se conformer à l’Époux crucifié, dans l’attente ardente de s’enfoncer dans la joie trinitaire de la communion des saints.
Elle meurt à 26 ans, le 9 novembre 1906.

Le 9 novembre étant la fête de la Dédicace de la basilique du Latran, l’ordre du Carmel a déplacé la mémoire au 8 novembre.

Trinité que j’adore
Prière d’Elisabeth de la Trinité

Ô mon Dieu, Trinité que j’adore,
Aidez-moi à m’oublier entièrement
Pour m’établir en vous, immobile et paisible
Comme si déjà mon âme était dans l’éternité !
Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous,
O mon immuable, mais que chaque minute m’emporte
Plus loin dans la profondeur de votre Mystère.
Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel,
Votre demeure aimée et le lieu de votre repos ;
Que je ne vous y laisse jamais seul,
Mais que je sois là tout entière,
Tout éveillée en ma foi, tout adorante,
Toute livrée à votre action créatrice.

Ô mon Christ aimé, crucifié par amour,

Élisabeth de la Trinité (Élisabeth Catez) a été canonisé le 16 octobre 2016, avec 6 autres Bienheureux, par le Saint Père François (Jorge Mario Bergoglio, 2013-) :
– José Luis Sánchez del Río (1926-1939), jeune martyr mexicain de la guerre civile des « Cristeros » ;
– José Gabriel del Rosario Brochero (1840-1914), prêtre argentin, surnommé le « curé gaucho » ;
– Lodovico Pavoni (1784-1849), prêtre et fondateur des ‘Fils de Marie Immaculée’ ;
– Alfonso Maria Fusco (1839-1910), prêtre et fondateur des ‘Sœurs de Saint Jean-Baptiste’ ;
– Manuel Gonzalez y García (1877-1940), évêque espagnol, fondateur des ‘Missionnaires Eucharistiques de Nazareth’, surnommé « l’Apôtre des tabernacles abandonnés » ;
– Salomon Leclercq, frère des écoles chrétiennes, mort en martyr de la Révolution française en 1792.

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