Nos devoirs envers la justice de Dieu

RP Hamon – Nous devons la prévenir, la craindre et la satisfaire.

27 novembre 2022

1) La prévenir en tenant toujours notre conscience pure ; car, comme le maître de notre évangile, cette justice adorable nous citera un jour à son tribunal : là nous aurons à lui rendre compte de chaque action, de chaque parole, de chaque pensée, de l’emploi de notre temps, de l’usage de nos talents, de nos grâces, de nos biens. Et ce compte, nous devons le tenir toujours prêt, parce qu’à tout moment la mort peut nous le demander. Hélas ! qu’on n’y pense guère ! On vit comme si on n’avait à rendre compte de rien à personne et qu’on ne relevât que de soi-même. Qu’on agirait bien autrement si l’on se disait : ‘‘Je suis sous le regard de mon juge, à qui j’aurai à rendre compte de cette action.’’ Qu’on parlerait plus discrètement, si l’on se disait : ‘‘Dieu est là, qui entend cette parole et m’en demandera compte’’.

2) Nous devons craindre la justice de DieuIl est horrible, dit saint Paul, de tomber entre ses mains sans être prêt. Le roi, raconte notre évangile, enleva au serviteur infidèle tous ses biens, c’est-à-dire que Dieu enlèvera au pécheur tous ses biens de fortune, de grâce, de gloire, de nature même. Il le précipita dans les ténèbres extérieures, c’est-à-dire que Dieu condamnera le pécheur aux horribles ténèbres de l’enfer ; il le livra aux exécuteurs de sa justice, c’est-à-dire que Dieu livrera le pêcheur aux démons, qui emploieront à le tourmenter ce qu’ils auront d’esprit, de force, de rage. Enfin il le fit jeter dans les ténèbres, pieds et mains liés, c’est-à-dire que ce malheureux ne pourra faire ni un pas, ni une action, pour en sortir, c’est-à-dire encore que son malheur sera éternel.

Ces châtiments sont sévères sans doute, mais il les fallait tels, parce que si la crainte d’un si grand mal n’enchaînait les passions, il n’y aurait ni justes sur la terre, ni bienheureux au ciel ; tous, cédant à la mauvaise nature, se damneraient. Or rien de plus digne de Dieu que de nous avoir ainsi fait comme une nécessité d’être heureux, et forcés en quelque sorte à entrer au paradis.

O mon Dieu, je ne l’avais pas encore compris. Merci de l’enfer ! c’est l’œuvre de votre amour, comme de votre justice. Faites que je le craigne, de cette crainte salutaire qui est le commencement de la sagesse.

3) Nous devons satisfaire à la justice divine, c’est ce que nous apprend le serviteur de notre évangile : il se prosterne aux pieds de son maître ; humilions-nous de même devant Dieu. C’est la première satisfaction que demande sa justice. Puis ce serviteur prie avec instance. Il prie avec confiance, il prie avec une volonté sincère de réparer le passé par une vie meilleure. Faisons de même, et nous obtiendrons notre pardon.

Source : https://liesidotorg.com/2022/11/27/nos-devoir-envers-la-justice-de-dieu/

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